« À bas ce gouvernement de voleurs kidnappeurs ! » : 131 contrats fictifs au ministère de l’Intérieur et des collectivités territoriales

445

Une atmosphère chargée de chagrin et de colère règne en Haiti :Depuis décembre 2019, les Haïtiens sont témoins et victimes d’une augmentation des enlèvements.

Incontrôlable depuis janvier 2020, c’est Covid-19 qui a ralenti son rythme de croisière en mars, jusqu’à la réouverture du pays en juin.L’expansion de ce phénomène jusqu’à présent en 2021 est sans précédent.La panique est collective, car n’importe qui peut être enlevé n’importe où.

Qu’est-ce que cela fait de vivre dans un état de peur permanent?

Le kidnapping est réapparu en 2019. Désormais il s’installe dans le quotidien haïtien au même titre que le blackout, la pénurie de carburant, les déchets dans les rues, le vol et les attaques armées. A tel point que le kidnapping n’est plus une nouvelle en Haïti. La différence avec le kidnapping est que vous n’avez pas besoin de sortir dans la rue pour être en danger.

“Nous vivons dans une psychose généralisée de la peur. Et ça, c’est anormal”, a déclaré pour ce reportage Marie Rosy Auguste Ducéna, directrice de programmes du Réseau national de défense des droits humains (RNDDH). “Il est inexplicable que pendant que les gens font des progrès dans leur pays, nous vivions une telle situation aujourd’hui. Tu sors, et tu ne sais pas si tu vas revenir. Vous emmenez votre enfant à l’école, et vous ne savez pas s’il arrivera”.

Désormais , appelle-moi monsieur le docteur « DES CONTRATS FICTIFS “. C’est en tout cas, le nouveau surnom de celui qu’on appelle, Dr Josué Pierre Louis, Secrétaire Général du Palais National.

429 contrats dans un palais national vidé de son président. Ça s’appelle de l’intelligentsia à la Josué Pierre Louis.

À la Primature : Mais qui pourrait s’étonner de cette avalanche de contrats ?

N’est ce pas la Primature ? Le siège de ce premier ministre qui s’est autoproclamé « l’héritier du trône »

Bravo à vous monsieur le premier ministre, Dr Ariel Henry. Cette pratique témoigne de votre engagement inébranlable à exécuter “le testament “du feu président Jovenel Moïse.

203 petits contrats fictifs au niveau de la Primature, ça doit être que le début des courses.

131 contrats fictifs au ministère de l’Interieur et des collectivités territoriales.

Lorsqu’on a été photographe professionnel sous la présidence de René Préval et qu’on soit propulsé quelques années plus tard, ministre de l’Intérieur, franchement, cela mériterait encore, trois fois plus de contrats fictifs.

Dépêchez vous d’y arriver monsieur Litz Quitel.

114 contrats fictifs au ministère de la justice. Pardon, ministère de l’injustice !

Le ministre Bertho Dorcé est réputé d’être un richissime.

Ces 114 contrats fictifs représenteraient, peut-être, la somme consacrée à l’implantation de la politique de l’injustice du gouvernement en place.

84 contrats fictifs au ministère de la Planification et de la coopération Externe( MPCE).

Le pays était impatient du 6 à 0 !

C’est désormais chose faite !

Bravo à vous , mesdames et messieurs les artistes du SDP !

28 contrats fictifs au niveau du ministère des affaires sociales.

Le petit Poucet parmi les gloutons.

Qui sait ? Ce n’est peut-être que le commencement des avalanches.

Attendez-vous en effet au prochain classement concernant les ministères suivants : MTPTC, MSPP, Ministère de l’Agriculture, ministère de l’Environnement, MAÉ, ministère de la culture, ministère à la condition féminine, ministère de l’Economie et des finances, ministère du Commerce, ministère des Sports, ministère de l’Education Nationale, ministère de La Défense…

Le saviez-vous ?

Au niveau de la fonction publique haïtienne, de nombreux contrats ne sont pas assujettis à l’approbation de la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif.

Il faut croire , en effet, que le chiffre des contrats de services au niveau des différents ministères dépasserait les 1019 contrats comptabilisés au niveau du CSCCA.

Depuis l’assassinat non élucidé de Moïse, la violence des gangs et l’instabilité politique en Haïti se sont aggravées, les gangs contrôlant de plus en plus de grandes parties du pays.