Affaire BPH-ULCC rapport 2016 : Marie Gesly Lévêque et Myriam Jean ont transformé la BPH en un repaire pour prédateurs financiers en Haiti et de drogues dealers en soutane

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Lors de son passage à Bogota dans le cadre de son périple en Amérique latine, le président Paul Eugène Magloire, étonné de voir le fonctionnement de la Banque populaire de Colombie, exprime son désir de voir s’ouvrir en Haïti une succursale de cette institution. Prenant le président au mot, les banquiers colombiens décident de profiter de l’opportunité qu’il leur offre ainsi. L’idée est favorablement accueillie, et par arrêté du 25 janvier 1955, la Banque populaire colombo-haïtienne est autorisée à fonctionner sous forme de société anonyme mixte. Les négociations conduites par le représentant haïtien en Colombie, l’ambassadeur Wesner Apollon, aboutissent, deux jours plus tard, à la signature du contrat de partenariat entre le ministre des Finances, M. Clément Jumelle, et le représentant colombien, M. Ignacio Guzman Nogerra qui assurera la fonction de directeur de la banque. La nouvelle est annoncée avec enthousiasme par le journal Le Nouvelliste dans son édition du 27 janvier 1955, alors que le climat économique n’augure rien de rassurant.

La Banque populaire haïtienne (BPH) est créée en août 1973 pour prendre la succession de la Banque populaire colombo-haïtienne et devenir ainsi la première banque commerciale privée d’Haïti, suivie de très près par la BUH en octobre de la même année. Le décret du 13 décembre 1983 confie les activités bancaires et commerciales de la BPH à un Conseil de direction placé sous la supervision du Conseil d’administration de la BRH, ce qui fit automatiquement de la BPH un organisme public jouissant de la personnalité juridique avec un capital de cinq (5) millions de gourdes. La loi du 22 décembre 2008 gratifia la BPH de son propre Conseil d’administration en lieu et place de celui de la BRH et fixe le capital social de la BPH à soixante (60) millions de gourdes.


En octobre 2011, par arrêté présidentiel reconstituant le Conseil de direction de la
BPH, le président Martelly a fait les nominations suivantes :


Mme Gesly LEVEQUE, directeur général
Mme Myriam Jean, directeur général adjoint


Cette nouvelle équipe est complétée par la judicieuse collaboration du contrôleur
général, monsieur Jean-François Yves JOSEPH, cadre supérieur de la BRH en
détachement à la BPH. Le jour même de son installation, le nouveau Conseil dévoile
ses batteries : «Notre but est de renforcer considérablement la capacité financière
de l’institution en donnant à nos clients de la zone métropolitaine de Port-au-Prince
un accès accru au crédit et à l’épargne. Nous avons l’intention de simplifier les
procédures organisationnelles et d’offrir un service haut de gamme à la clientèle tout
en en conservant la rentabilité. D’ici les cinq (5) prochaines années, nous voulons
devenir une institution financière rentable, adéquatement capitalisée en fonds
propres, utilisant des méthodes et procédures efficaces et peu onéreuses tout en
donnant accès, à notre clientèle, à un large éventail de possibilités de financement de
leurs entreprises et activités.»

Par arrêté présidentiel en date du mercredi 26 octobre 2011, Gesly Lévêque et Myriam Jean ont été nommées, pour remplacer MM. André Dauphin et Éric Jabouin, comme directrice générale et directrice générale adjointe de la deuxième banque commerciale d’État du pays, la BPH. “Nous avons la certitude qu’elles réussiront à poursuivre les réformes au sein de la BPH de manière à la rendre apte à faire face aux exigences de la concurrence de ce marché dynamique, où la lutte pour l’obtention de la liquidité deviendra de plus en plus serrée lorsque le processus de reconstruction du pays sera amorcé”, a assuré M. Fritz Duroseau de la BRH, au cours de la cérémonie d’installation des nouvelles responsables de la direction de la BPH.

L’Unité de Lutte contre la Corruption (ULCC), dans son rapport d’investigation (2011-2016) sur la faillite technique de la Banque Populaire Haïtienne (BPH), a recommandé, en vue de récupérer les dettes dues envers la BPH par des débiteurs récalcitrants dont Jovenel Moise, que « des poursuites pénales soient engagées contre plusieurs cadres de la BPH« .

Il est cité dans le rapport de l’ULCC le nom de Myriam Jean, à côté de André Dauphin et de Marie Gesly Levêque comme les responsables de la Banque « pour abus d’autorité contre la chose publique et abus de biens sociaux au regard, respectivement de l’article 150 du code pénal et l’article 5.14 de la loi du 12 mars 2014 portant prévention et répression de la corruption« .

En principe, ni l’un ni l’autre n’est habilité à remplir une fonction publique en Haïti pas avant une décision de justice faisant suite au rapport d’investigation de l’ULCC.

Jovenel Moise non seulement s’entoure de bandits et chefs de gang (BBQ, Arnel Joseph…), d’un dealer de drogue recherché et arrêté par la DEA, (Joseph L. Mathieu), mais également confie des positions-clef dans son administration à des anciens fonctionnaires publics autrefois révoqués pour corruption (Rockefeller Vincent, Enock-Gené Génélus) et d’autres faisant l’enquête administrative et de poursuites pénales, Myriam Jean par exemple.

Voici quelques extraits du Rapport ULCC 2016:

I. « C‘est un projet que j ‘ai en a endosser en cours de route. Quand ii a été initié, je n ‘étais pas là. J’étais en vacances. D ‘après ce que le Directe air de credit et la Directrice adjointe, respectivement madame Jacqueline Salnave et madame Myriam Jean m ‘ont rapporté, c ‘est un dossier qui a éíé initié par le Gouvernement, le Gouvernement qui apporte la garantie, le Ministère des Affaires Sociales qui apporte les clients et la BPH qui finance. » ( Page 36)

II. « Des pertes consécutives a hauteur de cent vingt six millions cinq cent quatre vingt un mule cinq cent quarante cinq et 00/100 gourdes (Gdes 126, 581,545.00) ont été enregistrées pendant les trois (3) dernières années, suivant les données tirées du rapport d’audit dressé par le Cabinet d’expert comptable MEROVE-PIERRE. Cette catastrophe financière doit être ilnputée a de gestion, lincompétence et le manque de professionnalisme des différents Responsables qui se sont succédé a Ia tête de Ia BPH de 2011 a 2016, en l’occurrence M. André DAUPHIN, Madame Marie Gesly LEVEQUE, Madame Myriam JEAN et Madame Myriam FETIERE » ( Page 37)

III. Des poursuites pénales soient engagées contre: Les Responsables de la Banque en l’occurrence M. André DAUPHIN, Madame Marie Gesly LEVEQUE, Madame Myriam JEAN et Madame Myriam FETIERE pour abus d’autorité contre la chose publique et abus de biens sociaux au regard, respectiveoient de l’article 150 du code penal et l’article 5. 14 de la loi du 12 mars 2014 portant pré.iention et repression de la corruption. ( page 39)

Le Rapport de l’ULCC de 2016 recommande des poursuites pénales contre Madame Myriam Jean qui a écrabouillé les caisses de la BPH mais Jovenel Moïse l’a promue Ministre du Tourisme. Selon les informations confirmées, chaque prêt accordé à Jovenel Moïse ou autre, Madame Jean récolte des ristournes assez substantielles sans parler d’autres rumeurs persistantes qui circulent sur les jalousies maladives de Martine Moise envers la super Ministre.

https://www.scribd.com/document/497180882/l-Unite-de-Lutte-Contre-Ia-Corruption-ULCC-Rapport-Banque-Populaire-Haltienne-BPH