Seul un soulèvement populaire “SANS INTERRUPTION” SANS VIOLENCE” peut amener le changement en Haiti

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Demonstrators are getting ready ahead of the protest demanding the resignation of President Jovenel Moïse in Port-au-Prince on October 17, 2019. (Photo by Valerie Baeriswyl / AFP) (Photo by VALERIE BAERISWYL/AFP via Getty Images)

La présidence à vie… une notion avec laquelle la terre d’Haiti a appris à composer depuis des décennies. Depuis l’accession à l’indépendance, le pays n’a pas connu de réelle alternance à la tête de l’Etat. Des générations sont nées, ont vécu et ont même quitté ce monde, sous la présidence d’un seul homme.

L’exemple le plus marquant est celui des Duvaliers, président d’Haiti depuis 1957 a 1986.

Certains présidents haitiens ont cherché à s’accrocher au pouvoir, parfois par la force des armes. D’autres se sont abstenus d’organiser des élections sous différents prétextes, économique, sécuritaire ou sanitaire, pour éviter une passation pacifique du pouvoir à un successeur.

Le poisson commence à pourrir par la tête, dit-on. L’exemple de la gestion corrompue de Jovenel Moise (petrocaribe , crime ), couplé à la dévaluation diminuant le pouvoir d’achat de moitié, au grand dam de beaucoup de citoyens.

Nul besoin d’être un analyste lucide de la scène politique haïtienne durant les trois dernières décennies (1987-2017) pour savoir que le verdict des urnes est une prime à la violence, à l’escroquerie et aux sources de financement occultes.  la faiblesse des institutions haïtiennes, l’absence de couches porteuses et le processus politique, notamment dans sa dimension électorale. Il explique ainsi le drame d’Haïti en grande partie par l’impuissance des élites, le manque de vision, l’amateurisme et la maladresse des leaders auto-désignés, de même que la solidarité intéressée de la communauté internationale. Haiti la drôle de guerre électorale, un must de Sauveur Pierre Étienne 

D’autres encore, pour donner le change à une communauté internationale de plus en plus exigeante en termes de démocratie et de respect de la légalité, ont eu recours à ce que l’on appelle communément « des tripatouillages constitutionnels ».

Au grand dam des sociétés civiles et des diverses oppositions, de nombreuses tentatives de prolongation de mandat ont été tentées… Certaines ont réussi, d’autres se sont heurtées à la volonté de peuples sortis, au fil des générations, du fatalisme qui caractérisait leur rapport à la chose politique.

La crise de l’autorité et de la légitimité des institutions provoquée par leur évidente inefficacité et dégradation et la critique négative de l’État par la société civile.

La crise des partis politiques, ceux-ci n’arrivant pas à se constituer en véritables organisations pour un renouveau démocratique et la défense des revendications de la majorité, ils demeurèrent des Gérard Pierre-Charles, Haïti. La difficile transition démocratique. (1997) 18 formations bâtardes répudiées par le peuple qui les assimila à l’Armée, à ses pires pratiques répressives.

La crise des relations internationales de l’oligarchie et de l’appareil politico-militaire qui, ne pouvant plus compter sur l’appui inconditionnel des États-Unis, comme à l’époque de la guerre froide, ne purent s’adapter aux règles du jeu de la démocratie: élections libres, respect des droits humains.

L’incapacité de gouverner, née, entre autres, de la rupture des mécanismes de répression et de contrôle de l’État totalitaire, et du rôle prépondérant du mouvement de revendications et des organisations populaires.

Les racines de la faillite du système se retrouvent dans l’anachronisme des structures agraires et de l’appareil de production ainsi que dans l’inadéquation du mode de distribution, de l’organisation sociale et des mentalités, aux impératifs du développement moderne, de l’insertion dans le capitalisme mondial. Ce qui provoque des déséquilibres sociaux insolubles qui se reflètent dans la concentration excessive de la richesse, la dégradation des conditions de vie, l’extrême misère des majorités et la catastrophe écologique.

Dans l’imagerie de la sorcellerie, le sorcier porte dans son ventre une force que ses ennemis essayent de capter et de manger . L’État qui est supposé lutter contre la sorcellerie — et dans la société postduvaliériste l’attente que l’État lutte contre les macoutes participe de cette image – est lui-même vu comme un sorcier . C’est en ce sens que « manger l’État » entre dans l’imaginaire collectif. Cet imaginaire qui appartient à la « politique du ventre » se manifeste en Haïti dans l’image des grands mangeurs.

Le Léviathan (l’État) comme le sorcier peut être mangé et sa force peut être ainsi captée. Le « grand mangeur » mange les deniers de l’État mais plus fondamentalement il « mange » la force de l’Étatsorcier.

-Les raison d’une avidité du pouvoir

Poursuites après leurs règnes, ponctués de crimes financiers .

la Constitution lui permettant de rester président jusqu’à l’élection d’un successeur.

la constitution de 1987 devrait encourager les présidents à envier la vie hors palais ;

Donner des garanties de sécurité et d’immunité apres leur terme .

A défaut d’un tel compromis, “la plupart d’anciens présidents Haitens s’exilent par peur d’avoir à payer leurs crimes commis avec l’immunité acquise grâce à leurs fonctions…

“Quand un dirigeant essaie de changer les règles au milieu de la partie, simplement pour rester en poste, il s’expose à l’instabilité et à la discorde, comme nous l’avons vu au Burundi” Barack Obama

En Haiti , la frustration est palpable de nos jours. Beaucoup d’Haitiens sont irrités parce que le président Moise Jovenel ne semble pas pouvoir honorer ses paroles , Le poisson commence à pourrir par la tête, dit-on. L’exemple de la gestion corrompue de Moise Jovenel, couplé à la dévaluation diminuant le pouvoir d’achat de moitié, au grand dam de beaucoup de citoyens.  

Néanmoins, le gouvernement Jovenel Moise a tout fait pour saboter l’intelligence du peuple haitien. Cela fâche beaucoup d’haitiens, ainsi que les secteurs de la vie nationale, qui se sentent trahie.

Toutefois, ni les puissances occidentales, ni l’Union europeenne , moins encore les organisations , ne sont parvenues à éradiquer la tendance autoritaire des dirigeants haitiens.

L’État haïtien était hier , et aujourd’hui tout simplemen est un État vassal, sans souveraineté et dont les structures sociale et économique demeurent archaïques et arriérées. (Dr Sauveur Pierre Etienne /Enigme_haitienne


La seule arme qui a fait preuve d’efficacité est la mobilisation des sociétés civiles , il parait que , la société haïtienne est favorable à la longévité de leur président.Mais,paraiti-il ” Seul un soulèvement populaire peut amener le changement en Haiti”.