Du compromis à l’hégémonie

667

le système institutionnel Haitien a plus ou moins fonctionné lorsque l’élite politique était composée de notables féodaux ou urbains qui n’étaient pas dans une logique de militantisme politique par rapport aux autres communautés.

“Depuis la guerre d’indépendance , la culture politique qui recherchait constamment le compromis a été supplantée par une montée en puissance de personnes ou de forces politiques qui ont cherché à imposer leur hégémonie au sein de leur communauté.

Cette configuration a permis aux forces politiques soit de se renouveler, soit de préserver leur mainmise sur la représentation de leur communauté en la mobilisant face aux autres. Et ce, “en utilisant des ressources de l’État ou de l’étranger au bénéfice des sympathisants, des membres de leurs mouvements et de leurs proches, et des réseaux clientélistes pour acheter des loyautés, comme ce système politique le permet, afin de faire croire qu’ils sont indispensables”.

Et quand surgissent des questions de fond sur le système lui-même et son fonctionnement, sur la corruption ou les gros dossiers économiques, tous les camps politiques, qui sont tous alliés au sein du gouvernement actuel et qui s’affrontent sans relâche sur d’autres thèmes, resserrent les rangs et font montre d’une grande solidarité entre eux si leurs intérêts respectifs sont menacés.

Toutefois, de loin bien sur ,il existe selon une forte relation entre l’administration et l’élite politique, entre les projets économiques et les partis politiques, et entre les banques et les leaders politiques, que ce soit au niveau du gouvernement, du Parlement ou de l’administration.Ils sont reliés et sentent que leurs destins respectifs sont liés, ce qui les rend très difficile à affronter au sang souvent .