Paralysé par sa méconnaissance du terrain, Mamatha Irène Ternie semble en panne d’idée

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Cela fait bientôt plus de 5  mois que Madame Ternier  a été nommée a la tète du ministère. elle bénéficie donc encore d’un état de grâce. Nos compatriotes sont disposés à patienter, car ils sont conscients que Rome ne s’est pas faite en un jour. Ils ne s’attendent pas à une  amélioration miraculeuse de l’integration de la diaspora .

Mais la politique, comme la nature, a horreur du vide. C’est pourquoi le déficit idéologique est compensé par un bricolage intellectuel réalisé par détournement de concepts philosophiques, historiques, économiques ou autres.

L’avenir de la nation reste un impensé. Alors que la crise remet en question un modèle de société construit sur le matérialisme et le consumérisme et que se devine le besoin de revenir à des valeurs fondamentales et protectrices, il est temps d’ouvrir les débats attendus. Rappelons qu’il s’agit de savoir notamment si, demain, les Français vont pouvoir encore vivre ensemble et à quelles conditions.

 Toutefois, ils ne supportent pas le retour en force des délestages qui constituent une régression de leurs conditions d’existence suffisamment précaires. Aux yeux de la population, un des premiers responsables est Madame Ternier, le nouveau Ministre de la diaspora du Gouvernement de Jovenel Moise. Le personnage n’est manifestement pas à la hauteur de ce super ministère qui, à l’instar des autres ministères, est tenu d’une obligation de résultats à court terme. Madame M. Irène Ternier une professionnelle accomplie avec une tête bien faite  pour certains ,  est le symbole d’une diaspora conquérante, mais inefficace. En effet, elle  est une professionelle  de haut niveau ayant évolué à l’étranger, mais elle ignore tout du contexte Haitien . Il n’est pas apte à élaborer une stratégie viable pour stabiliser ou résoudre les problemes de la diaspora.Elle est dépassé par les vais problemes de la diaspora . Par-dessus tout, elle est inapte à trouver des solutions à court terme et à moyen terme pour freiner les issues. Celles-ci sont de plus en plus fréquentes et de plus en plus longues. Madame la ministre tâtonne tellement qu’elle  n’est pas prêt de poser les bases d’un banque de donnee de la diapsora. Paralysé par sa méconnaissance du terrain, elle semble en panne d’idées. Madame Ternier ne peut pas se permettre de laisser les délestages s’étendre comme une gangrène et compromettre le capital de confiance qu’elle a durement acquis. Certes, la politique est un chemin de patience, mais la ministre  n’a pas plus de temps . Lancé à l’allure d’un train à grande vitesse, la republique  n’a pas d’autre alternative que de se délester de la ministre  dont le levier de vitesse est au point mort.

la diaspora constitue pourtant un atout pour certains pays comme l’Inde, la Chine ou les Philippines. L’exemple des diasporas résidant aux Pays-Bas a été documenté par Groot et Gibbons (2007) comme un creuset de ressources mobilisables. Ces auteurs ont montré qu’au lieu d’être un phénomène “brain drain” la diaspora peut représenter un “brain gain”. Leurs résultats empiriques confortent la reconnaissance croissante des impacts positifs de la migration tant pour les pays d’accueil que pour les pays d’origine. Ils argumentent le fait que les diasporas peuvent être considérées comme des agents de développement (ibid.). Dans le cas d’Haïti, la contribution de la diaspora représente une part importante du produit intérieur brut, des investissements directs étrangers ou de l’aide externe (Paul, 2008). Plusieurs auteurs s’accordent à dire que cette contribution va au-delà du financier pour toucher le développement de nouveaux marchés, le transfert de technologie, la philanthropie, le tourisme, la politique, le savoir, les nouvelles attitudes, mais aussi le changement culturel (Paul et Michel, 2013a, p. 61 ; De Haan, 2000 ; Meyer et Brown, 1999).

“En ma qualité de cadre de la fonction publique, je suis en mesure d’affirmer que j’ai une connaissance pratique et réelle des mécanismes de fonctionnement de l’État”, a lâché tout de go la ministre entrante, Mamatha Irène Ternier, qui se dit très fière de faire partie de l’administration Moïse/Céant. 

«Où que vous soyez, je serai à l’écoute de vous afin de mieux articuler notre stratégie et adapter nos objectifs en fonction de vos attentes», a promis Mamatha Irène Ternier en s’adressant aux Haïtiens vivant en terre étrangère. 


La diaspora haïtienne, qui fut dans les années 1970-1980 mise à l’écart du processus de développement national, a progressivement repris les liens de sang et de symbole qui la lie avec le territoire d’origine. Elle se pose désormais en acteur incontournable dans le développement touristique d’Haïti. 


La prise en compte du rôle de la diaspora est fondée sur la nécessité d’associer toutes les constituantes de la société haïtienne dans la démarche de développement touristique.Pour progresser il faut voir la diaspora en tant que touriste, en tant que visiteur et en tant que travailleur ; et enfin l’impact de la promotion touristique.

Il n’y a là aucune ambition pour le pays. Il n’y a que la mise en pratique d’une conception managériale de la société tout entière qui atteste que les gouvernants actuels, aveuglés par leurs ambitions personnelles et leurs rivalités, parfois même simplement par leur ignorance, ne savent pas ou ne savent plus ce que “politique” veut dire. Le détournement intellectuel et la recherche d’effets d’annonce et d’effets de communication se sont substitués à toute réflexion en profondeur sur les besoins du pays, sur la recherche des solutions aux injustices les plus dramatiques, sur la place de la France en Europe et dans le monde.

On se prend par moments à rêver qu’un dirigeant politique, au moins un, s’oblige lui-même à une traversée du désert pour prendre le temps de s’élever à l’idée du politique et forger une ambition non seulement pour sa propre gloire, mais pour le pays. Faute de véritable ambition nationale, faute même de projets fondés sur des raisons, on instrumentalise sans vergogne des concepts selon le besoin du moment et sans souci des conséquences. Nouvelles figures de l’inconsistance des politiciens, voire, dans certains cas, de leur irresponsabilité.