Police partout, Léon Charles nulle part ” Kidnapping ” Le Fléau qui vient d’ajouter aux peines des Haïtiens.

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Alors que  les hommes politiques du pays, en particulier,  mettent leur focus sur une seule chose ” transition” du côté de l’opposition et “élection et 7 février 2022” du côté du pouvoir. Et pourtant  le pays fait face à des problèmes qui deviennent de plus en plus  inquiétant, accablant, exorbitant ces derniers jours …, parmi eux , on peut soulever la montée au plus grand nombre de cas de  kidnappings.Cette montée de cas d’enlèvement engendre des graves conséquences psycho-socio-économiques sur des secteur de la vie nationale qui marchaient depuis bien longtemps à pas comptés .

Cette machine infernale menée par des individus armées qui ne fait pas pitié mêmes aux enfants, jeunes , voire adultes s’installe chez eux une psychose de peur. Compte tenu de cette situation, vous n’avez pas besoin de faire kidnapper physiquement pour être une victime…, preuve à l’appui : Les propriétaires des hotel-club, resto-bar ,supermarchés, les Prostituées entre autres, sont  entrain de faire face à l’un des pires moments depuis après les phénomènes “Pays lock” en 2019 et ” l’État d’urgence” que l’état haïtien avait déclaré  sur le pays en mars 2020.

Un Journaliste du journal qui a visité plusieurs endroits des entreprises suscitées dans la zone métropolitaine, le samedi le vendredi 26 et samedi 7 février 2021 aux environs de 19 heures dans la soirée, constate que leur espace sont quasiment vide ,quelques rares personnes consomment mais avec leur visage de déterré .Les caissiers,ères,  serveurs,ses ,femmes de chambre et autres personnels sont aux postes de travail pour répondre aux besoins des clients mais on a l’impression que peine perdue.

Questionné l’un des responsables pour en savoir le but qui conduit vers la réduction de ses clients; Une seule réponse a fait l’unanimité “L’insécurité  qui bat son plein dans le pays”, selon ce responsable qui requiert l’anonymat :《les consommateurs,trices ont peur de descendre dans la rue surtout en ce qui concerne les actes d’enlèvements qui prennent une autre ampleur dans le pays》: , ils préfèrent rester chez eux, afin de ne pas être victimes des individus qui commettent de tels actes. A-t-il ajouté.

Ce même entrepreneur a rapporté que même les amoureux, euses  ou autres types de personnes ne prennent pas de rendez-vous pour passer des moments ,pas de demandes pour les salles de réceptions et/ou réunions ce qui occationnaient un vide au point de vue économique pour l’entreprise. Ce dernier nous a confié que ,si cela persiste de la même manière, dans les prochains jours il se retrouvera dans l’incapacité de répondre corectement aux payroll de ses employés, :《 lorsque les clients ne commandent pas l’entreprise n’a rien rentrée et à chaque fois que cela continue c’est une perte pour moi》: A-t-il poursuivi.

Après avoir visité ces resto-bar ,le secteur des Filles publiques (Prostituées) a été touché  par notre attention. Visité plusieurs lieux où ces types ont l’habitude de se fonctionner, principalement à Gérald Bataille et Rue Capois(Port-au-Prince) , Elles sont biens installées sur le trottoir tout en essayant de séduire n’importe quel homme qui tombe sur leurs regards, mais les gens qui fréquentent ces lieux n’ont pas l’intention de venir acheter un tel plaisir. Questionné plusieurs sur la façon qu’elles fonctionnent ces jours-ci, Elles ignorent de donner trop détail.Cependant l’une d’entre eux nous a confié que ces derniers ce secteur confronte une baisse au nombre des gens qui ont l’habitude de venir en échange avec eux. Connaissez-vous la raison qui produit cette baisse?
Sans langue de bois, Elle a répondu en mettant en cause l’insécurité que connaît le pays, pour lui ,les gens ont peur de sortir jour et nuit parce que  le kidnapping n’épargne personne.

Pour venir dans leurs lieux de travail, Elle dit se trouver dans l’obligation de braver le danger parce que c’est ça qui est pour eux la seule source de revenue. A fait savoir cette demoiselle qui nous a rapporté qu’elles ont l’habitude de fonctionner chaque soir dès 18,19 heures jusqu’à X mais à cause de la  situation elles sont obligées de faire marche arrière puisque chaque soir les rues sont vides dès 21, 22 heures.

Port-au-Prince, une  ville sans vie nocturne depuis même avant  la montée en puissance des cas de kidnapping qui viennent  d’aggraver la situation. Chaque  18 , 19 heures du soir , c’est comme un couvre-feu à force que les gens se retrouvaient dans la panique. Une seule chose qui leur intéressent  “C’est rentré chez eux  pour ne pas être compté parmi les victimes”. Même les week-ends la population ne manifeste pas la volonté d’aller se recréer c’est le stress qui règne en maître sur eux . Les places publiques sont livrés à eux-mêmes, parfois ce sont les enfants de rues  qui les utilisaient pour sauver des nuits. Les grands axes routiers n’ont pas de lumières, tout d’ailleurs dès le coucher du soleil la majorité d’entre eux sont devenus des zones rouges. En résumé la capitale d’Haïti (Port-au-Prince) est une ville sans vie, une ville fermée…,sous les yeux des autorités qui défilent en voiture officielle chaque jours à la queue le leu-leu pendant  que leurs mauvaises gouvernance restent sur l’estomac de la population.
En tout cas si tous les haïtiens ne sont pas encore mourir ce n’est pas sur la responsabilité des autorités du pays car tout le monde peut constater qu’ils ont tout fait pour que cela soit.

Il faut rappeler que, dans son rapport daté du 11 février 2021 devant le conseil de sécurité de l’ONU, le secrétaire général de l’organisation des Nations-Unies  ,Antonio Guterres a fait  le bilan sur les principaux faits nouveaux intervenus depuis la parution du rapport précédent et sur l’exécution du mandat du Bureau intégré des Nations unies en Haïti, le secrétaire général de l’ONU a abordé la problématique des enlèvements. « Bien que les activités des groupes criminels armés aient été perturbées par les efforts de la Police nationale et de la Commission nationale de désarmement, démobilisation et réintégration, qui s’est employée à négocier une désescalade avec les bandes, 70 enlèvements ont été signalés entre septembre et décembre (dont les enlèvements de 13 femmes et de 6 mineurs) ».

Également  Le secrétaire général  de l’ONU a fait savoir qu’ « au cours des 12 derniers mois, les enlèvements se sont multipliés de façon inquiétante, leur nombre ayant augmenté de 200 % par rapport à l’année précédente  : 234 cas ont été signalés en 2020 (dont les enlèvements de 59 femmes et 37 mineurs), contre 78 en 2019 ».