Un gouvernement illégal ne peut organiser des élections sincères, libres et démocratiques en Haiti.

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Si l’opposition officielle, en partie réunie au sein de la coordination nationale pour les libertés et la transition démocratique, et du pôle pour le changement démocratique, et constituée, en majorité, d’anciennes figures des pouvoirs précédents, qui ne sont pas soutenues par des partis politiques ayant une large base militante, est incapable de rassembler des centaines de milliers, voire des millions de personnes, à travers tout le pays ou dans la capitale, comme le fait par exemple  l’opposition de la république Dominicaine, ses discours resteront des voeux pieux et de stériles péroraisons de salons.

Pour le moment, maleureusement, dans les quelques manifestations d’avant COVID19 auxquelles cette opposition a appelé ou qu’elle avait soutenues, il y avait plus de policiers en uniforme ou en civil que de manifestants.

En tout état de cause, tant qu’il le pourra et pourquoi devrait-il s’en priver, le clan corrompu présidentiel, qui contrôle la Police et les GANGS, n’hésiteront pas un seul instant à utiliser leur puissance de répression et de feu pour mater et tuer dans l’oeuf toutes tentatives de manifestation dans lesquelles le peuple Haitien ne se serait pas massivement investi.

Si elle est donc incapable de mobilsier les foules, l’opposition officielle Haitienne ferait mieux de s’en remettre au sort, qui fait souvent bien les choses.

En effet, ses appels au secours, adressés tantôt à la nation , tantôt aux Abolotchos , deviennent vraiment pathétiques, à l’instar des dernières déclarations de Me. Andre Michel , l’un des leaders les plus actifs de cette opposition, qui acusse le président en place d’avoir failli à son devoir constitutionnel de protection du pays contre les menaces des Gangs les exactions graves commises par les prédateurs du clan présidentiel , malgré leur incapacité physique, mentale et morale à assumer correctement ses fonctions et le bilan désastreux de la gouvernance, dans de nombreux domaines.

Le président Jovenel Moise a ainsi reconfiguré le centre du pouvoir réel en sa faveur en nommant, à tour de bras, par décrets publiables et non publiables, ses fidèles et ses obligés, aux postes stratégiques pour accaparer les prochaies élections et en limogeant le ministre de la justice abusivement à la retraite  la majorité des “décideurs” qui l’ont installé au pouvoir , dans les conditions scandaleuses  que lont sait.

Ceux qui restent encore en activité, sont aujourd’hui isolés et leurs prérogatives souvent réduites à leur plus simple expression.

La politique de “nettoyage adminsitratif”, pratiquée à outrance contre les cadres de la nation qui ne font pas partie du clan présidentiel et de ses serviteurs zélés, fondé sur le népotisme, le régionalisme et la corruption généralisés, se pousuit toujours, à travers la décision scélérate, spécialisé comme son fameux prédecesseur dans le sale boulot, et qui vise à mettre à la retraite d’office les cadres opposés à la politique prédatrice du clan présidentiel TÈT KALÉ, qui a fait fuir du pays, depuis son avénement au pouvoir, près des milliers de compatriotes, cadres supérieurs, moyens, techniciens et ouvriers qualifiés.

Cette discrimination criminelle, qui frise, tous les risques pour la cohésion, la stabilité, la sécurité et l’unité nationales, doit être dénoncée avec la plus grande vigueur et ses promoteurs châtiés de manière exemplaire.

Quant au peuple Haitien, le projet annoncé par Jovenel Moïse exprimant sa volonté d’organiser des élections générales, en vue de retourner le pays à l’ordre démocratique, est rejeté catégoriquement. Les émissaires du département d’État ont déclaré au président haïtien qu’ « un gouvernement illégal ne peut organiser des élections sincères, libres et démocratiques ».