Claudinette Fouchard symbolisait ce que beaucoup de jeunes filles rêvaient d’être : la plus belle.

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Claudinette Fouchard symbolisait ce que beaucoup de jeunes filles rêvaient d’être : la plus belle.
En effet, elle était la plus belle créature Haïtienne de l’époque. Elle est née à Port-au-Prince le 3 Février 1938. Plus jeune des deux enfants de la famille Jean Fouchard, elle a reçu une formation, une éducation solide et soignée à Paris et parfait ses études à l’Université de Georgetown à Washington.


Polyglotte, parlant couramment le Créole, le Français, l’Anglais, l’Espagnol, l’Allemand et même l’Italien, elle visitait la France, les Etats-Unis, la Grèce, la Yougoslavie, Cuba, Porto-Rico etc…


Aimant fiévreusement la musique, Claudinette joue le piano avec art et dextérité. Elle avait 21 ans, mesurant 1 m 65 de hauteur et pesant 58 kilos quand elle ajoutait à son palmarès le titre rare et prestigieux de « Reine mondiale du sucre » à Cali-Colombie.
Claudinette Fouchard consacrée Miss Haïti en 1960, demeure jusqu’à présent méconnue de la Jeunesse Haïtienne. Les jeunes filles en particulier qui ne connaissent pas l’histoire de cette artiste insolite, ont intérêt à adopter cette déesse de beauté à tout point de vue comme modèle.


Claudinette Fouchard, grâce à l’apport artistique qu’elle a su faire montre lors du prestigieux concours qui devait la projeter au regard du Monde, a donc su mettre en évidence des talents insoupçonnés chez elle.
Aussi, à l’occasion du Festival de Canne qui devait avoir lieu à Cali-Colombie, plusieurs pays ont été invités à envoyer des postulantes en vue de participer à la Compétition Internationale pour élire la Reine Mondiale du Sucre. Le Président d\’Haïti d\’alors François Duvalier avait porté son choix sur Claudinette Fouchard : Miss élue d’Haïti.
Primée sur de nombreuses Nations à ce concours, elle a fait la Fierté de la Nation Haïtienne à travers le monde par son intelligence, sa beauté par sa simplicité et surtout par sa modestie.
C’était le jeudi 24 décembre 1959, l’ouverture officielle de la Compétition Internationale à Cali-Colombie..


A cet instant et par une étrange coïncidence la compétition internationale de Cali pour le titre de Reine Mondiale du Sucre, débuta par un grand bal et se poursuivit jusqu’au 2 janvier, jour de nos Aïeux, à 10 heures du soir, quand le jury composé de personnalités des plus prestigieuses de l’époque, dont l’écrivain Ernest Heminguay, l’ex président de l’Equateur Lassa Gallo Plazza, la reine mondiale de beauté, une Japonaise, etc., fixa son choix sur celle que la Presse Internationale appelle « La Perle Noire » pour devenir Reine Mondiale du Sucre 1960 et la Reine des Reines.

Il fallait voir avec quelle élégance notre brune créole ouvrit le bal de présentation des candidates au bras du Gouverneur de Cali sous le regard ahuri de compétitrices tout aussi remarquables par leur beauté que par leur savoir : Martha Cortès (Cuba), Janette Kayes (Etats-Unis), Lorène Perrin (Iles Hawaï), Maria Munoz (Porto Rico), Irma Gonzales (Panama), Iole Brizolla (Brésil), Pilar Gaillardo Extrada (Equateur). La Floride s’était fait représenter aussi bien que la Louisiane, la dominicaine, etc.


Le choix des dix-huit membres de ce jury spécial, porté après de longues délibérations sur cette rare beauté qui représentait Haïti au milieu de 30 jeunes filles venues de divers pays, ébranla le monde entier.