Croyons-en l’Haïti de Demain

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On Oct. 2, 1937, the Dominican military under Dominican dictator Rafael Trujillo began to go town to town and indiscriminately massacre Haitians families, as well as Dominicans of Haitian descent. Germéne Julien, 83, is a massacre survivo

Pour déclouer le peuple de cette crise économique précaire et l’affranchir de l’ingérence internationale conduisant vers l’esclavage moderne, l’Etat d’Haïti a besoin de stratèges militaires dont le style politique incarnerait l’audace diplomatique de Toussaint Louverture, l’arrogance xénophobe de Jean-Jacques Dessalines, la bravoure révérencieuse de Capois-la Mort, la hardiesse insolente de Rosalvo Bobo et l’intrépidité galante de Charlemagne Péralte.

Peut-être ce ne fut pas assez que les esclaves s’étaient faits marrons en signe de rébellion contre les mauvais traitements des blancs de l’Espagne, de l’Angleterre et de la France. Peut-être ce ne fut pas assez qu’ils étaient considérés comme des biens meubles, troqués, donnés en cadeaux, et forcés à être attachés aux terres jours et nuits. Peut-être ce ne fut pas assez que leurs filles, leurs mères, leurs sœurs et leur (s) femme (s) aient été battues et violées sous leurs yeux. Peut-être ce ne fut pas assez que les héros de la guerre aient juré que les terres dont leurs sueurs ont arrosées, devraient appartenir à leurs progénitures et qu’il n’y avait pas assez d’air sur ces terres pour respirer et pour partager avec les Européens. Peut-être ce ne fut pas assez que Dessalines, Capois la Mort et Toussaint aient lutté pour l’indépendance d’Haïti ; une indépendance qui n’était pas basée sur une déclaration, mais sur des actes de valeurs héroïques et de stratégies politiques. Peut-être ce ne fut pas assez que Rosalvo Bobo, Charlemagne Péralte aient continué la lutte pour conserver les acquis de l’Indépendance et pour repousser les Américains sur la terre des héros de l’indépendance. Peut-être ce ne fut pas assez que pour plus de 200 ans, les Haïtiens n’arrêtent pas de dire au monde qu’ils sont un Etat souverain, un peuple fier, une nation démocratique.

Si ce fut assez, pourquoi aujourd’hui, l’histoire d’Haïti se répète au sens que le peuple haïtien continue d’être sous la tutelle de ces mêmes forces qui plus de 200 ans de cela, avaient versé son sang et l’avaient traité comme un bien meuble qu’ils pouvaient vendre, troquer, ou donner en cadeaux ? Pourquoi les haïtiens continuent-ils encore de se laisser guider par ces mêmes nations que les héros ont chassé des terres du pays ? Pourquoi jusqu’à aujourd’hui, il manque de leadership pour répliquer les œuvres de bravoure de nos aïeux ; ces aïeux qui ont primé la patrie sur l’argent ; ces aïeux qui étaient décidés à mourir envelopper dans le drapeau haïtien au lieu de vivre sous l’occupation étrangère ? Pourquoi pas un Haïtien qui combinerait en lui les valeurs intrinsèques de plusieurs des ancêtres ? N’était-ce pas les ancêtres qui avaient juré ce 1er janvier 1804 de vivre libres ou de mourir ? N’était-ce pas eux qui avaient crié qu’il nous faut la peau d’un Blanc pour parchemin, son crane pour écritoire, une baïonnette pour plume et son sang pour encre ? C’était le plus beau discours qu’un peuple ait pu avoir et un discours que nul autre peuple n’aura jamais. Ce discours introduit pour le peuple haïtien le serment de proroger l’écriture de l’histoire d’Haïti et de se servir désormais de l’étranger pour remplir les pages d’histoire de faits glorieux et d’actions audacieuses.

Où sont donc ces modèles d’hommes politiques qui ont péri en luttant pour la libération des frères esclaves en ce moment où le pays a besoin de leaders conséquents pour orienter cette jeunesse qui, aujourd’hui devient des étrangers égarés sur le sol d’Haïti ? Où sont donc ces modèles d’hommes politiques à ce moment crucial de l’histoire où les valeurs politiques du pays sont en voie de disparition ? Où sont donc ces nationalistes d’antan au moment où nos politiciens méritent être formes sur le civisme et su la moralité. Où sont donc Jean-Jacques Dessalines et Toussaint Louverture à ce moment où les forces étrangères s’accaparent de la fierté et de la dignité du peuple haïtien.

Les Haïtiens veulent continuer de vivre libres ou de mourir. Ils veulent encore soutenir le slogan héroïque “Liberté ou la Mort,” mais la nation est en manque d’Haïtiens possédant l’audace diplomatique de l’homme de l’habitation Bréda et l’arrogance xénophobe de l’homme de l’habitation Cormier. Le premier a su comment utiliser l’Espagne et la France pour défendre la cause de ses frères esclaves tandis que l’autre a déclaré à n’importe qui voulait l’entendre que l’objectif principal de la guerre était une révolution pour l’indépendance totale et qu’il ne négocierait plus avec ces barbares Européens. Les politiciens haïtiens d’aujourd’hui pratiquent la politique de mégarde de l’intérêt commun et de satisfaction de leurs intérêts personnels et c’est cette politique qui a servi d’invitations à la communauté internationale à venir se réinstaller sur la terre de ceux qui restaient éveillés jours et nuits à façonner des manœuvriers fiables qui plus tard ont renversé l’opulence française, anglaise et espagnole.

Si l’histoire peut vraiment se répéter, le peuple haïtien attend de Dieu qu’il réincarne en ses hommes la fougue, le zèle, la bravoure, l’audace, le stratagème, la xénophobie, et l’intelligence de Dessalines, Toussaint, ou de Rosalvo Bobo et de Charlemagne Péralte. On en voit de ces gouvernements dont la politique générale ne fait qu’ouvrir les portes de la souveraineté pour que les forces étrangères en franchissent pour venir violer les droits fondamentaux et désemparer les paysans haïtiens de leurs habitations et de leurs agricultures. La terre d’Haïti a besoin d’hommes qui renfermeront en eux l’instinct néo-Louverturiste et l’orientation néo-Dessaliniste. Le peuple haïtien veut que le Grand Dieu dans sa puissance illimitée, écarte de son giron politique ceux-là qui ne travaillent pas pour la défense du territoire national et pour la restauration des traditions haïtiennes. Le peuple haïtien espère que Dieu dans sa bonté infinie chasse ceux-là qui sont l’opposé des hommes qui ont dédié leurs vies entières pour chasser les Blancs des terres que la sueur et le sang des Noirs venus d’Afrique ont éclaboussées.


Bobb RJJF Rousseau, PhD
Public Policy and Administration
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