« Peyi lock » : on ne compte plus les jours !

544


Depuis plus d’un an la vie de la population des grandes villes de la République d’Haïti est rythmée par des pénuries de carburant, des manifestations de rue et des journées consécutives de paralysie des activités. Divers groupes sociaux exigent la démission du Président de la République. Monsieur Jovenel s’accroche à son fauteuil présidentiel et ne veut pas lâcher prise. Incapable de rétablir l’ordre, il attend que l’orage se tasse.  Son vœu n’est toujours pas exaucé plus de cinquante jours plus tard.
Le mois de septembre 2019 restera gravé dans la mémoire de ceux qui l’ont vécu en Haïti. Les écoles qui ont ouvert leurs portes à son deuxième lundi ont dû les fermer peu de temps après. Plus rien ne fonctionne selon leur rythme normal. Des entreprises ont fermé leurs portes, certaines définitivement. Le secteur hôtelier et touristique semble être le plus touché. Les hôtels sont presque vide et affichent des chiffres d’affaires les plus alarmants. Le Best Western de Pétion-ville vient d’annoncer sa fermeture définitive à la fin du mois d’octobre! Certains établissements ont été contraints de réduire le nombre de jour de travail de leurs salariés ainsi que le montant de leur émolument. 


Tous les secteurs d’activités sont paralysés. L’équipe au pouvoir n’arrive pas à rétablir l’ordre. A chaque jour, des secteurs de la vie nationale rompent le silence et exigent le départ du Président de la République. A chaque occasion des milliers de citoyens sortent dans les rues pour exiger la démission de Monsieur Jovenel. Après plus d’un mois de paralysie des activités, le compte ne se fait plus en jours mais en mois. Pendant combien de temps l’équipe au pouvoir pourra-t-il résister ?
Il n’est bon que d’attendre le jour nouveau qui semble poindre à l’horizon !