Monsieur Moïse occupe de manière illégale et indigne le Palais national” dixit Jean Renel Sénatus

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Outre les dénonciations sur certains articles dans le projet de Constitution du pouvoir en place, Jean Renel Sénatus (Zokiki), lors d’une conférence de presse ce mardi 25 mai, lance un appel à la solidarité haïtienne pour ne pas participer au référendum prévu par l’Exécutif le 27 juin prochain.

“Le référendum est une vaste campagne de frousse mise en place par des dirigeants voulant cacher leurs crimes, kidnapping d’Etat entre autres”, révèle l’ex Sénateur de l’ouest Jean Renel Sénatus en évoquant la position  du parti “Lòd demokratik” dont il est le président, sur la conjoncture actuelle du pays.

Si l’Exécutif à travers le processus référendaire essaye de se montrer de bonne foi, les membres de “Lòd demokratik” à travers leur président, ont convenu par contre que le référendum est une volonté de masquer la complicité de certains hommes, certaines femmes au pouvoir aux nombreux actes criminels commis ces derniers mois, qui ont pu aboutir à la décapitalisation de nombreuses familles, de la diaspora, des investisseurs entres autres.

“C’est également une vaste récolte de kidnapping, kidnapping d’État basé sur le sang de beaucoup de gens qui meurent à Bel-Air, des gens à Cité Soleil qui en sortent victimes lors d’échanges de tirs, d’autres comme Ti Blan Tattoo, Ti Godson  sont victimes d’arme à feu”, affirme Monsieur Sénatus.

Le président du parti Lòd demokratik lance un appel à tous les Haïtiens d’ici et d’ailleurs (vodouïsants, protestants, catholiques et autres) afin qu’ils utilisent tous les moyens dont ils disposent pour empêcher la tenue du référendum, qui selon lui, va nous conduire vers une instabilité continue.

Le référendum de monsieur Jovenel Moïse s’oppose au principe de  la séparation des pouvoirs, dénonce monsieur Sénatus. “Les articles 28 et 40 de la nouvelle Constitution affaiblissent l’indépendance du pouvoir judiciaire en faisant du président le garant du Conseil du pouvoir judiciaire (CSPJ)” poursuit-il.

“Cette Constitution veut ouvrir la voie à la corruption et aux abus de pouvoir”, déclare t-il.